ENTRETIEN AVEC TALIA AMOUGOU, NOUVELLE PEPITE DE LA LITTERATURE

A l’occasion de la sortie de son premier roman
« Le Droit de garder le Silence », le KFé a souhaité en savoir davantage sur cette jeune auteure ayant choisi pour thème central de son roman l’inceste : un sujet tabou.

Transcript d’un entretien vérité qui nous a édifié sur l’immense talent qui habite cette jeune pousse posée, reflechie…douée.

Talia AMOUGOU

Si d’entrée de jeu on vous demandait de vous décrire en quelques mots. Comment vous présenteriez-vous ?

Je suis Talia Amougou, née au Cameroun. Arrivée en France à l’âge de 3 ans où j’ai grandi et évolué. Je suis très attachée à mes racines puisque mes parents vont régulièrement au Cameroun. Je me suis sentie plus Camerounaise à la maison, et Française quand j’allais à l’école. J’ai fait des études de droit, jusqu’au niveau licence, ensuite je suis devenue assistante juridique puis assistante de direction jusqu’à ce jour.

A 28 ans vous êtes une jeune auteure. Qu’est-ce qui vous donne l’envie d’écrire ?

L’envie d’écrire est arrivée très jeune. Quand j’étais petite j’ai eu des débuts un peu difficile avec  mes parents, et ce qui était bien c’était cette possibilité de s’évader. Quand on est jeune, l’imagination c’est quelque chose qui nous appartient. Sur le coup peu importe là où on est, dans quelle condition on est, on a notre imagination. Et moi j’avais cette envie de voir comment ça se passe ailleurs, et donc j’ai commencé à écrire grâce à ça. Une façon de s’échapper en fait.

Votre premier livre s’intitule « Le Droit de garder le silence ». Vous ressentiez le droit de vous échapper et pourquoi  l’exercez-vous par un droit de garder le silence ?

Justement je pars du fait que ce n’est pas tant le principe de s’échapper, c’est d’abord le choix de s’échapper. C’est le choix de garder le silence. En fait on s’échappe par le choix. Moi je pense que dans la vie, la possibilité d’aller c’est la possibilité d’avoir le choix, peu importe où nous mène ce choix, c’est cette possibilité de pouvoir  le faire : s’échapper en se taisant, s’échapper en parlant. D’autres font les cours, certains portent un masque. Bref on a cette possibilité de le faire et donc la volonté d’échapper à une vie – peut-être trop bruyante – par ses faits, par ce qu’on voit, réside justement dans ce silence.

Il y a une dimension philosophique assez forte qu’on perçoit dans votre discours. Vous avez fait philosophie ?

Non mais j’en ai rêvé (Rires). Dans le livre on en retrouve un peu, parce qu’en général j’aime bien refaire le monde, j’aime bien me poser des questions. J’aime bien partir sur le fait qu’il n’y a pas de vérité arrêtée.

Talia AMOUGOU (droite) à bâton rompu avec le KFé

Comment se passe le processus de parution de votre premier ouvrage ?

La volonté de me dire que j’écris un premier ouvrage et je le publie viens en 2013. Pendant 8 mois, j’ai écrit le roman. Juste avant j’ai préparé mes personnages, je les ai travaillé, je leur ai donné une vie et toutes les caractéristiques possibles. Ensuite j’ai commencé par la fin, comme ça je savais exactement là où ça devait s’arrêter. J’ai enchaîné jusqu’au début, puis je l’ai retravaillé en prenant du recul pour voir mes erreurs, et corriger aussi mon écriture qui pouvait dès fois être hermétique. Je l’ai fait corriger une première fois par une dame que j’avais engagée. Ensuite j’ai attendu car pour un premier essai il faut se donner du courage avant d’attendre le  jugement d’un éditeur  car c’est parfois intimidant. C’est véritablement en 2018 que j’ai commencé à envoyer le manuscrit à des maisons d’édition. Je les ai sélectionné en fonction de leur ligne éditoriale et je voulais justement travailler avec une maison d’édition africaine. Dans le sens où j’avais développé ce côté panafricaniste, je me suis dit c’est bête de dire qu’on veut faire les choses et on veut s’entraider si le premier réflexe c’est d’aller vers d’autres maisons. Donc quand Teham m’a dit que le manuscrit était intéressant, j’ai signé direct.

Comment avez-vous connu Teham édition ?

Je travaille avec une association dénommée Annuaire des initiatives Afro Noires Francophone(AICNF), et Teham faisait partie de notre liste de maisons d’édition.

Le KFé encourage les talents, et nous soutenons les réalisations comme le vôtre. Sans rentrer dans le fond de quoi parle « Le Droit de garder le silence », c’est quoi le pitch ?

Ce qui est drôle par rapport au pitch c’est comment j’ai toujours présenté l’histoire. Je disais aux gens que c’est le récit d’une  jeune femme qui n’étant que témoin dans une affaire d’homicide involontaire, avoue le jour du procès que c’est elle le coupable. Puis je me rendais compte qu’il manque quelque chose. Et en lisant l’introduction qu’a faite Teham édition sur le roman je me suis dit que réellement je ne parle pas de l’un des sujets pilier qu’est l’inceste. Et j’en joue énormément dans le livre car je me disais que si je parle de l’inceste, les gens me poseraient la question sur l’intérêt d’avoir lu tout le livre ! Non justement, « Le Droit de garder le silence » c’est de savoir pourquoi elle a avoué être coupable quand on sait qu’elle aurait pu s’en sortir, que si c’était juste une affaire d’inceste, elle le tue c’est beaucoup trop simple…. Ça reste quand même pour ma part un roman assez joyeux qui ne part pas non plus dans le mélodrame. Car certaines personnes qui ont pu le lire disent tout de même qu’à la fin : On se sent bien. Ça fait réfléchir et le plus beau compliment que m’avait fait mon éditeur la dessus c’est « on en rentre pas comme on en ressort ». Donc je pense que j’ai réussi à rendre le sujet abordable et moins lourd.    

Comment définissez-vous le genre employé dans le livre ? Est-ce de la fiction ou de la réalité ?

Sur l’acte lui-même c’est quelque chose que j’ai vécu. Maintenant ce n’est absolument pas mon histoire. Dieu me préserve de cette histoire douloureuse que la pauvre elle a reçu.  Dans le roman il y a deux narrateurs. Il y a l’héroïne Claryssa, et puis il y a un autre monsieur qu’on découvre très rapidement. A tous les personnages, je leur ai un peu donné de ma personne, de petits moments de vie qui m’appartiennent. Mais, toute l’histoire n’est que pure fiction. Je veux dans un premier temps préciser et insister sur le fait que ça n’est absolument pas mon histoire Et j’écris ce roman en fait pour réfléchir à la souffrance et au moment où on devait commencer à détester son « bourreau ». Je ne détestais pas mon père, je n’avais pas d’amertume, ni de rancœur envers lui. Et je ne comprenais pas pourquoi les gens disaient que c’était très grave ce qui s’est passé. Et cette notion ne m’atteignait pas. D’où mon interrogation : quelles sont les limites qui feraient que tu te mettrais à détester ? Ce qui m’a emmené à réfléchir sur un sujet comme celui-là. Ce n’était pas tant une thérapie pour moi mais je voulais m’échapper et essayer de comprendre ce que les gens ressentent quand ils disent qu’il faut détester.

Comment comptes-tu t’y prendre pour que ton histoire personnelle ne prédomine pas sur ce que tu nous livres dans le livre ?

J’ai pensé à cela. Je suis une personne assez ouverte. Depuis que je suis petite, je n’ai pas de problème à en parler, d’autant plus que c’est quelque chose qui est passée. Et les choses passées qu’importent qu’elles soient bien ou mal, il faut savoir les assumer à un moment. On ne peut pas pleurer dessus pendant 107 ans ! Il faut avancer. Surtout que ces choses passées ont fait celle que je suis aujourd’hui. En fait je n’ai pas de problème à répondre positivement dans le sens ou c’est la vérité. Maintenant ce livre c’est le premier et c’est vrai que j’ai voulu mettre beaucoup de moi dedans, et c’était aussi pour moi que je l’ai fait pour dire que ce droit de garder le silence que j’ai pu avoir dans ma propre vie, d’autres l’ont, et cette histoire prouve bien que c’est pas la mienne, elle ressemble sans doute et peut-être plus à pleins d’autres personnes qui ont vécu ça aussi. Le livre est destiné à tout le monde, c’est à tout le monde d’en parler, c’est à tout le monde d’en être conscient. Si c’est une femme il faut savoir qu’il s’agit de la fille, la mère ou la sœur de quelqu’un, si c’est un homme pareil. Bref on est tous concernés, et lire ce livre c’est en fait s’impliquer dans ce dont on ne parle pas.

En terme de formation Avez-vous suivi un stage littéraire ?

Non je n’y suis jamais allé parce que j’ai toujours été archi timide. J’ai vraiment mis du temps à m’exercer. Moi mes écritures quand j’étais petite c’était au collège, les camarades de classes me lisaient car j’avais fait un petit roman qui avait tourné dans la salle de classe. Mais c’était que de petites choses comme ça. Le fait d’aller vers quelqu’un me faisait vraiment peur.  Mon bouquin mis à part le travail de correction, je l’ai écrit seule avant d’arriver à la maison d’édition. Mais entre-temps on m’avait dit que « ton livre est bien écrit, sauf que j’aime les livres de minimum 600 pages. Du coup ton histoire c’est comme si je t’avais commandé une maison et tu ne m’as laissé que l’architecture ». Alors j’ai eu mal, mais après je me suis dit c’était un choix, je sais que j’aurai pu poussé un peu plus certains éléments car j’aborde pas mal de thèmes. Mais j’ai voulu condensé car je pense que l’histoire est assez lourde déjà. 

Actuellement pensez-vous  déjà au deuxième roman ?

L’idée est là ; maintenant c’est un gros projet que j’ai pour la suite. Ça ne sera pas du tout dans le même univers que le précédent même si ça reste ma plume. J’ai déjà commencé à travailler dessus, après j’ai beaucoup de recherches parce que j’aimerai aller dans un autre domaine qui a presque trait à la science-fiction. Ca retracera des choses qui certes ne sont pas d’aujourd’hui, mais qui reste toujours dans le questionnement.

Quels sont les auteurs qui vous influencent ?

En fait il n’y a qu’un auteur qui m’influence réellement, c’est le français Bernard Weber l’auteur du livre « Les fourmis ». Je l’aime bien parce que dans sa façon d’écrire, il écrit sur des choses assez scientifiques mais de façon vulgarisée. Dans le fond c’est sensé être super compliqué et vraiment hermétique. Mais vu que c’est mis dans une fiction, dans une histoire racontée, on arrive facilement à entrer dedans et à se poser des questions. Parce qu’au final quand on ferme ses romans, on se pose une question sur soi.

D’où vous vient le gout pour l’écriture ?

Mon père était professeur de français. En plus de cela il était théologien. Il aimait les lettres et était très cultivé. On échangeait régulièrement et on a commencé sur des thèmes comme l’église, la religion. Moi je lisais et je voyais la bible comme une  énorme histoire, un véritable roman imagé : Noé, son arche etc… On va dire que la première fois que j’ai voulu écrire, c’était une bande dessinée. Mais je me suis rendue compte que je ne savais pas du tout dessiner, donc j’ai décidé de rester avec les mots, car avec les mots on peut tout faire ressentir. On peut être méchant, on peut blesser on peut guérir, adoucir. Quand j’étais petite je n’arrivais pas à parler, je bégayais, du coup j’ai décidé de m’évader dans les mots. Ecrire me permettais de  prononcer les mots que je ne pouvais pas dire.

Talia AMOUGOU (droite) en conversation avec NAIBA Kadia

Talia AMOUGOU, personnage fascinant, talent prometteur, à lire sans modération . « Le Droit de garder le Silence » roman de 336 pages au format 13X20, est disponible à 15€ auprès des éditions Teham.

Afterwork Afritude : RDV le 29 Novembre 2019

La grande Rencontre Afritude (Afterwork) aura lieu le vendredi 29 Novembre 2019 dès 19h à Villa Maasai, 9 boulevard des Italiens, Paris.

Cet événement coincide avec les 2 ans du concept KFé. Nous le voulons spécial. Un très grand soin a été apporté à son élaboration, sa préparation et bientôt son implémentation.

diner – débats – business – attalaku

Pour cette dernière édition de l’année 2019 nous attendons un parterre de qualité pour débattre, fraterniser, réseauter, tisser des connexions heureuses.

Les afterwork afritude, ça se vit.

Prenons rendez-vous pour le vendredi 29 Novembre.

PORTRAIT: LANDRY MUGISHA

Originaire du Burundi, ce jeune directeur d’entreprise connaît un parcours exceptionnel. Dans un pays plongé dans les conflits à répétition, il parvient au fil des années à bâtir son projet sans l’obtention du moindre financement.

Spécialisé dans la communication sa structure AKEZA Trademark lancé en avril 2011 fourni une expertise dans le design des contenus média, la visibilité, et la gestion d’identités numériques. Landry assure également les fonctions de directeur des publications du magazine en ligne www.akeza.net

Pour lui les jeunes doivent oser avoir leurs propres rêves. Pour cela il croit fermement que l’entrepreneuriat est l’une des issues que doivent emprunter toutes les nations pour sortir de la pauvreté.

Portrait
https://youtu.be/itezn6N5YsU

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IKHAYA MOSSI

C’est l’histoire de Aminata Ndiaye, une jeune sénégalaise qui a décidé d’entreprendre en embrassant sa passion.

Elle réalise ses rêves en créant son entreprise avec 64 900 Fcfa en poche. Ancienne cadre dans une grande structure financière panafricaine, elle a décidé de tout laisser tomber pour fonder Ikhaya Mossi: une marque sociale de bijou 100% fait main, basée en Afrique du Sud.

Au quotidien elle travaille avec de nombreux artisans Kényans et sud-africains pour la promotion et valorisation de la culture africaine.

Sacrée belle aventure humaine.

-Autoportrait
https://youtu.be/t3Z9GZKFQMM

-Son site Web
https://www.ikhayamossy.com/

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FACILITY BUSINESS SERVICES


Turgot BANDJA TCHOUBAN

De nombreuses personnes éprouvent des difficultés dans les procédures d’obtention de visa, cartes de séjour et passeports par manque de temps ou déficit d’informations. Depuis sa base opérationnelle à Paris, Facility Business Services (FBS) se donne pour mission d’accompagner ces personnes avec diligence et professionnalisme. Créée par Turgot BANDJA (membre du Kfé), FBS se positionne comme une entreprise de facilitation. Après des années de rodage FBS a pu obtenir en février 2019 toutes les accréditations et autorisations pour mener à biens ses missions.
Dans un entretien accordé à l’équipe du Kfé, le CEO Turgot nous présente les spécificités, l’évolution, le parcours et les perspectives de FBS.

Kfé : D’où vous vient l’idée de lancer FBS ?

Turgot BANDJA TCHOUBAN : La création de cette structure date du décès de ma mère en juillet 2017. Alors qu’il fallait que je me rende au Cameroun pour les obsèques, je constate que mon passeport se périme en août de la même année. Face à ce dilemme, je me suis dépêché à l’ambassade du Cameroun en France. Grâce à un appui que j’avais de ce côté, j’ai réussi à monter mon dossier, à le récupérer auprès du Consul, et au bout de deux semaines en usant de quelques astuces, j’avais mon passeport. Je l’ai fait par la suite pour un proche qui était dans la même situation que moi. Partant du postulat que des personnes étaient dans l’urgence dans le cadre du renouvellement de leur titre de séjour pour des raisons professionnelles, académiques, ou familiales, je me suis dit pourquoi pas faire quelque chose! J’ai réalisé que je pouvais être d’une utilité publique, et que je pouvais aider beaucoup de personnes dans ce sens. C’est de là que l’idée me vient à la base de faire d’abord l’activité de manière informelle. Puis chemin faisant, j’ai eu des sollicitations des gens pour des demandes de visa. Voyant effectivement la difficulté qu’ils avaient à passer des journées entières au Consulat, je me suis dit que je pouvais jouer un rôle de facilitateur. D’où la naissance de Facility Business Services.

Kfé : Donnez-nous un aperçu des différents services que vous offrez ?

Turgot BANDJA TCHOUBAN :
*Nous avons la prestation des visas et des laissez-passer pour toutes les ambassades, en excluant bien évidemment celle des Etats-Unis et d’Angleterre où on a besoin d’être physiquement présent. Nous facilitons donc la procédure de retrait de visas pour des particuliers.
*On a également un service de passeport, pour des personnes qui parviennent à obtenir leurs récépissés, on se charge dans des délais de 2 semaines maximum de leur remettre leur passeport en main propre. Bien évidemment on ne se substitue pas à l’ambassade. Les concernés effectuent bel et bien toutes les procédures et c’est uniquement le caractère urgent qu’ils nous transmettent en justificatif, et on l’utilise pour récupérer leur dossiers au Consulat.
*On fait de l’achat pour des entreprises et des particuliers qui sont au Cameroun ou dans d’autres pays, en l’occurrence des pays africains, et on se charge d’expédier cela par avion. Ces produits se déclinent généralement dans le petit outillage, l’électroménager, la transformation primaire. D’où la véritable dimension de facilitateur que nous offrons.
Il faut noter que les personnes qui désirent obtenir nos services peuvent se déplacer à notre siège sis à La Gare du Nord, ou alors nous nous chargeons de venir jusqu’à leur domiciles via notre service de coursier pour récupérer les différents éléments dont nous avons besoin. Ça peut être prendre un visa, un passeport ou encore effectuer une prestation à la mairie ou à la sous-préfecture. Bref pour toutes prestations qui ne nécessitent pas la présence physique de l’intéressé, on se déplace ; on effectue des démarches pour la personne considérant bien sûr que les prestations ne valent pas le même coût. La différence est par exemple de 10 Euros, à savoir 20 Euros pour les services rendus depuis notre base, et 30 Euros si nous nous déplaçons.

Kfé : Donnez-nous en quelques lignes votre parcours professionnel

Turgot BANDJA TCHOUBAN : Après des études primaires et secondaires à Loum, couronnées par un Baccalauréat C obtenu au Lycée d’Akwa-Nord à Bonamoussadi, j’ai effectué des études de Commerce et Distribution (CD) à l’Université Catholique d’Afrique Centrale (UCAC) à Yaoundé où j’ai obtenu une Licence.
À l’issue de mon stage de licence, j’ai été recruté au poste de Responsable Commercial pour le Grand Nord chez International Soap Factory où 6 mois après, à la suite de bon résultats, je me voyais proposer le poste de Directeur Commercial avec comme champ d’actions, la sous-région d’Afrique Centrale. Suite au non-respect du contrat établi avec mon employeur, j’ai décidé de préparer depuis le Cameroun, le concours d’entrée aux grandes écoles de commerce de France. J’ai été admis dans quelques-unes et j’ai fait le choix d’aller à Sup de Co Reims (aujourd’hui NEOMA Business School). Pendant ce cursus, j’ai effectué un échange académique de 6 mois en Espagne et un stage professionnel chez Henkel comme Chef de Secteur dans la grande distribution.
Ingénieur Commercial suite à mon Master Grande École in Management, mon intégration professionnelle n’a pas été facile. Cumulant des CDD dans la grande distribution, je finis par obtenir un CDI chez FMC à Chartres en tant que Contrôleur de Gestion. C’est précisément ici que le patron, M. Eugène YOTA par ailleurs mon mentor, va me conforter dans ce besoin fort en moi de création d’entreprise. Je pars de son entreprise pour me mettre à mon compte, mais je suis bloqué par différentes contraintes. Je vais rétropédaler 2 autres fois afin de mieux me préparer et bien m’assurer du soutien de mon épouse, ma famille et mes amis. Une fois ce soutien assuré, j’ai discuté et présenté mon projet aux futurs interlocuteurs privilégiés avec lesquels FBS devrait collaborer. qui ont salué le projet et m’ont assuré de leur accompagnement tant qu’on gardera le sérieux et l’honnêteté qui nous caractérisent.

Kfé : Quelles sont les différentes difficultés auxquelles vous faites face au quotidien ?

Turgot BANDJA TCHOUBAN : La principale c’est de gagner la confiance de nombreux camerounais. Je m’explique : des prestataires, des entreprises ou des particuliers européens ont une facilité à me confier la gestion de leurs dossiers, contrairement à mes frères camerounais qui vont me demander tout le temps ce qui garantit que je ne fuirai pas avec leur passeport ou leur argent. D’aucuns sont méfiants du fait d’avoir été arnaqué autrefois ou d’avoir à faire à certains camerounais qui n’ont pas respecté leurs engagements. Je parviens tout de même à gagner la confiance de certains usagers aussi facilement lors des entretiens. Par ailleurs mes collaborateurs ont parfois du mal à convaincre des personnes sur notre crédibilité et notre existence. Je pense qu’avec les actions comme celles entreprises par le Kfé et d’autres actions de communication, nous parviendrons à nous faire connaitre d’avantage et certains nous confierons la gestion de leurs dossiers avec plus de tranquillité, sachant qu’effectivement nous avons l’agrément du consulat. Et à cette date, on ne fait l’objet d’aucune malversation. Donc le sérieux et la crédibilité sont vraiment nos crédos.

Kfé : En guise de perspectives comment entrevoyez-vous FSB dans les années à venir ?

Turgot BANDJA TCHOUBAN : A moyen et à long terme, je vois FBS installé dans toutes les grandes villes de France, et dans certaines grandes capitales européennes. Aussi, je souhaite développer FBS pour des réels services à la personne. Que ce soit pour les français ou pour des personnes de toutes autres nationalités, un véritable instrument facilitateur. C’est peut être très ambitieux mais j’ai la ferme conviction que c’est réalisable dans le temps.

Pour plus de détails :
www.facilitybs.com (NB : Site en cours de construction)
Mail : facility.bandja@gmail.com
Tél : 01 73 06 04 04
Mobile : 06 23 50 00 64 – 06 44 75 84 14

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ZOOM SUR « A.N.E CONSULT »

Adèle NTONE EDIMO

Basé à Paris en France, ce cabinet spécialisé dans le domaine juridique a pour objectif de base : faciliter l’accès aux droits fondamentaux. La juriste camerounaise Adèle NTONE EDIMO en montant cette société se propose ainsi d’accompagner les porteurs de projet et les chefs d’entreprise. Ils bénéficient d’une assistance sur les plans administratif, judiciaire et fiscal. Ces derniers usent parfois de facilité et ficèlent des projets « morts nés » par déficit d’expertise. A.N.E CONSULT existe donc pour que chacun puisse obtenir des informations juridiques dont il a besoin et connaître ainsi ses droits et ses obligations. En 5 points, découvrez A.N.E CONSULT.

PRESENTATION DE LA STRUCTURE

Fondé le 23 novembre 2015, A.N.E CONSULT accompagne les chefs et les futurs chefs d’entreprises dans leurs projets de création de sociétés et la gestion de leurs structures pour ceux déjà installés. Ce qui se traduit concrètement par de la création de la société en passant par des restructurations et modifications, jusqu’aux radiations.  La gestion de  toutes les formalités du greffe, CFE, SIE… n’est pas en reste. L’équipe intervient sur toutes formes juridiques de sociétés et les contentieux y afférents en l’occurrence le contentieux fiscal. La société est également spécialisée dans l’accompagnent de  la diaspora dans la quête des titres de séjour en France et l’accession à la nationalité française. Le package de services rendus s’étend à plusieurs domaines du droit :

-Droit des sociétés et fiscalité des entreprises

-Droit commercial

-Droit de consommation

-Droit social

-Droit des étrangers

PARCOURS

Adèle NTONE EDIMO revient en quelques lignes sur sa passion pour le droit

« Très tôt j’ai baigné dans le milieu judiciaire, mon oncle était Président de la Cour d’Appel de Yaoundé. Ma mère ayant décelé en moi ce besoin de rendre justice à qui de droit a affirmé que c’était ma voie. Après mon  Baccalauréat, le choix était naturellement fait, donc aucune difficulté à m’inscrire à la faculté de droit option Sciences juridiques et politiques. 3 ans après j’ai obtenu ma licence. En second cycle, J’ai opté pour le droit des affaires. Après ma maîtrise (aujourd’hui master 2), j’ai opté pour une spécialisation en carrières judiciaires et contentieux privés et publics. J’ai eu une appétence pour le public d’où le choix de mon mémoire « Contentieux fiscal ». Par opportunisme, j’ai choisi de continuer en public pour ma thèse de doctorat. Mais force est de constater que le privé est définitivement mon choix. »

DIFFICULTES

Les difficultés du métier résident essentiellement dans la méconnaissance du marketing. Avec l’avènement du digital certains entrepreneurs se contentent des offres à bas coûts sur le internet. Ceci malgré l’indication qui demande de se tourner vers un professionnel du droit. Hélas  ce conseil n’est pas toujours suivi, et on assiste ainsi à beaucoup de « copier-coller » des statuts et autres documents administratifs. Conséquence logique, la mise en liquidation de l’entreprise au bout de deux ans d’existence. Ceci a emmené A.N.E CONSULT à penser que « Les tarifs trop élevés ne doivent plus être un frein à l’accès au droit « 

PERSPECTIVE

Le plus grand challenge ici est la fidélisation de la clientèle. L’équipe est consciente du fait que les clients vont toujours au plus offrant en terme de prix, au détriment de la qualité. L’objectif fixé par A.N.E CONSULT est donc d’avoir une véritable proximité avec ces clients, être toujours disponible pour offrir un service de qualité.  

CONSEILS

Après de nombreuses années dans son domaine, Adèle NTONE EDIMO livre ce qui pour elle contribue à la réussite d’un projet.

« La détermination, le travail acharné doivent être votre leitmotiv. Ne cédez pas à la facilité. Être patron c’est être mature. Entourez-vous des personnes positives qui vous propulsent vers le haut. Et ne « tapez » pas dans la caisse de la société, vous mettrez vite la clé sous le paillasson. »

Pour plus de détails :

www.aneconsult.fr

aneconsult.juridique@gmail.com

07 82 20 25 71 / 01 45 73 16 49

4 AV Paul Vaillant Couturier, 94400 Vitry Sur Seine

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Patiss addict à la défense

Nous avons été heureux (le mot est faible) de réaliser que l’esprit Kfé (se solidariser pour mettre en valeur nos atouts) commence à prendre.

Patiss addict, une startup dans le domaine de la patisserie exotique (touche afritude) a pu régaler près d’une centaine de collaborateurs d’une grande banque siégeant à la défense grâce à l’entremise de l’un des participants et soutien actif du concept Kfé diaspora.

Les collaborateurs de cette grande banque ont pu goûter et se projeter au travers des macarons à saveurs exotiques (bissap, cassimango, gingembre, goyave, mangue…), un régal.

Patrick et Bakary ont dans l’esprit Kfé, permis au talent de s’exprimer.

Merci à vous pour cette belle réussite.