Anna Qabale Duba, la meilleure infirmière du monde !

Choisie parmi 22 000 candidats venus de part et d’autres à travers le monde, Anna Qabale Duba a remporté le statut de la meilleure infirmière du monde le week-end dernier lors de la soirée de gala du Guardians Global Nursing Award dans un hôtel de luxe à Dubaï devant : partenaires, professionnels de santé, ainsi que les 9 autres candidats présélectionnés.

L’infirmière de l’hôpital principal de comté de Marsabit au Kenya, a accueilli avec émotion cette distinction internationale et a exprimé sa gratitude en affirmant : « …je suis heureuse et fière car pour moi qui ai grandi dans un village rural du Kenya, je n’aurai jamais imaginé dans mes rêves les plus fous qu’un jour je me trouverai ici à être honorée par une organisation mondiale comme celle-ci. Je remercie mes proches et ma famille toute entière pour tout l’amour et le soutient témoignés dans cette aventure professionnelle’’.

La nouvelle élite Kenyane de 31 ans au parcours inspirant, s’est surtout démarquée par son engagement dans la santé et la société à travers un projet éducatif assez original (le concept est une école implantée dans son village natal au nord du Kenya avec le matin des cours donnés aux enfants et le soir, un enseignement apporté aux parents), dans lequel elle s’allie aux femmes de son Torbi natal (village) pour lutter contre les mariages précoces et les mutilations génitales féminines.

Cette récompense de 250 000 dollards plus ce titre honorifique représentent donc « une victoire pour l’Afrique, une victoire pour le Kenya. Mais c’est par-dessus tout une victoire pour les femmes des villages ruraux » selon la toute première diplômée universitaire de son village qui dit vouloir investir sa fortune dans l’extension de son école (Torbi Pioneer Academy) sur toute l’étendue du territoire national pour l’intérêt des familles.

Félicitations Anna Qabale Duba !

Anna Qabale Duba, la meilleure infirmière du monde !

RENCONTRE AVEC CELESTINE FAYE, UNE CREATRICE DE MODE ECLECTIQUE

Cette jeune afro-entrepreneure au talent multiple est propriétaire du label WAX PANTHER. Par ses créations elle décide de casser les codes et vulgariser aux yeux du monde la culture africaine.

Dans un entretien riche accordé à l’équipe du KFé, elle revient avec force et détails sur sa vision et ses projets.

Célestine Faye(à droite) se livre sans tabou

D’entrée de jeu en quoi consiste réellement votre activité ?

Je suis créatrice, je crée des vêtements et accessoires de décoration en Wax. Je me définis donc comme créatrice parce que l’objet je ne le fais pas mais je le crée. Je l’imagine, je le pense, je le réfléchi et après je fais des patrons (représentation d’un vêtement fabriqué à partir d’une feuille de papier. NDLR), je confie à des personnes qui le font. Toutes mes inspirations viennent du pop art, de la culture africaine, et plus généralement de l’art, parce que cela m’a beaucoup construit, la littérature également. C’est toutes ces choses-là qui fusionnent en moi, et qui à la fin donne ce que je fais actuellement.

Alors, dans vos propos vous parlez sans cesse « d’inspiration », de « pop art », de « l’art », de « l’Afrique » et de « littérature », et nous avons le sentiment d’avoir en face de nous une femme aux multiples talents, et cela nous pousse à vous poser la question sur votre identité : Qui est vraiment Célestine FAYE ?

J’ai 31 ans, je suis sénégalaise. Et c’est important de le dire puisque, je ne suis pas française. Ca fait une dizaine d’années que je vis en France mais je n’ai jamais demandé la nationalité française. J’ai fait des études d’insertion socio-professionnelle, après quoi j’ai été conseillère en insertion socio-professionnelle. J’ai fait une étude de commerce, j’ai travaillé un peu dans le milieu des start-ups, et après je me suis posé la question : comment est-ce que moi en tant que personne je pourrai m’accomplir et être utile à la communauté africaine ! Et c’est de là qu’est né WAX PANTHER.

A vous entendre, on dirait que l’Afrique en général et le Sénégal en particulier ne vous ont jamais quitté ; Comment vous expliquez cet attachement à votre pays bien que vous soyez visiblement épanouie en Europe ?

Ca me vient de tout, de mon vécu, de mon espérance personnelle. J’ai grandi au Sénégal avec mes parents, j’ai eu une enfance très heureuse avec eux. Mon père était enseignant, il aimait beaucoup la littérature et il nous parlait régulièrement des écrivains français. Et moi la France me faisait rêver depuis mon enfance. Mais après je pense que c’est important d’être impliqué dans la communauté. C’est à dire se sentir française, travailler, faire des études et tout,  mais en même temps garder ses racines africaines. C’est très important. D’ailleurs je lis souvent Senghor, Césaire, Damas, tous ces gens-là qui nous rappelle qu’il faut s’ouvrir ! Mais l’ouverture doit d’abord s’effectuer sur soi. C’est-à-dire puiser notre richesse culturelle, celle qui émane de là où on vient, pour faire monde avec les autres. C’est d’ailleurs ce que Senghor a appelé « enracinement et ouverture »

La dernière fois nous avons reçu Talia AMOUGOU une écrivaine au talent prometteur. Et nous constatons également que vous êtes intéressée par la littérature qui est une matière qui structure énormément l’être humain. Comment avez-vous cultivé cet amour pour la lecture ?

Je ne sais pas ! Déjà quand j’étais enfant, mon père me poussait énormément à lire, à me cultiver. Et après j’ai fait des études de sociologie, et je pense que quand on rencontre énormément de gens d’horizons différents, il faut beaucoup lire, se cultiver, et essayer de comprendre ces gens-là, d’où est-ce qu’ils viennent ? Comment ils sont arrivés où ils sont ? Et même par rapport à mon parcours personnel, il est important aussi de lire. Et Je lis un roman par semaine

Pour revenir à votre parcours personnel, vous êtes attirée par l’art qui est votre métier principal aujourd’hui, au point de lâcher votre formation en sociologie. Est ce qu’il n’y a pas une contradiction entre les deux disciplines ?

Ce n’est pas contradictoire en fait ! Faire de l’art ou de la mode et en même temps faire tout ce que j’ai fait. Tout est lié en fait ? Par exemple, Je prends appui sur la sociologie pour pouvoir faire ce travail de création que je fais aujourd’hui. Et d’ailleurs si vous observez mes créations, les vêtements ne sont pas lisses, carrés ou bien figés. Je fais beaucoup de recherches avant de créer les choses. Je pense que cela est plus frappant dans les accessoires de décoration que je crée. Récemment par exemple j’ai créé une poupée vodou parce que j’ai pensé à l’Afrique et à toutes les croyances mystiques qui s’y trouvent. Tout cela me fascine depuis que je suis enfant, et du coup j’avais fait des recherches sur ça parce que je voulais vraiment créer des poupées vodou en wax. Et je me suis rendu compte que ces croyances-là sont pareilles qu’en Corrèze en France. Ce qui est intéressant c’est de confronter les cultures et se dire qu’en Afrique on a des croyances et des idées qu’on pense acquérir tout seul, pourtant il y a d’autres peuples qui ont exactement les mêmes idées, les mêmes croyances et que à un moment donné ça s’est fécondé, ça a donné des choses absolument sublimes. D’où l’importance de commencer par « enracinement et ouverture », parce qu’on pense le mieux dans notre culture, et après on se rend compte que lorsqu’on ouvre un tout petit peu les horizons, on se rend compte qu’il y a des cultures qui font exactement les mêmes choses que nous et dont on ne parle pas souvent.

Wax Panther prône comme Senghor « l’enracinement et l’ouverture »

C’est fascinant votre récit, et nous au KFé nous désirons que les parcours individuels inspirent des personnes qui peuvent être dans l’attente de l’action. Et pour plus de précision comment avez-vous pu concilier vos multiples parcours ?

Déjà, je me suis organisé avant de quitter mon boulot. J’ai essayé d’avoir le maximum de bagages et d’informations possible, j’ai également mis de l’argent de côté, je me suis serré la ceinture pendant 2 ans en me disant si il faut manger des pâtes pour y arriver je le fait. Et quand je me suis rendu compte que c’était suffisant pour moi, je me suis dit que je vais arrêter mon boulot et je vais commencer à créer. En fait je suis passionnée par le dessin. Quand je sortais de mon dernier emploi, je dessinais beaucoup. En fait c’était une façon pour moi de sortir tout ce que j’avais vécu dans la journée. Et quand on est conseillère d’insertion, on écoute beaucoup les parcours des gens, on rencontre énormément de monde. En fait c’est des parcours que j’écoutais, et quand je rentrais le soir je les déversais sur du papier. Cela me permettait de sortir tout ce que j’entendais pendant la journée. Et ça m’a sauvé en quelques sorte, et du coup quand il a fallu crée, j’avais déjà de la matière, puisque j’avais déjà mes dessins qui étaient là. Je me suis dit comment est-ce que je vais transposer tout cela en quelque chose de vendable ou qui intéresse les gens en fait. Du coup j’ai pensé à l’art et la culture.

[On voit là une grosse décision, un risque énorme qui émanent certainement d’une grande réflexion. depuis combien de temps est ce que vous vous êtes jetée à l’eau ?

Ça fait 3 mois. Mais il y a une réflexion bien avant. Je me suis bien préparée. J’avais déjà mis quelques bases. C’est pour cela que je dis aux jeunes créateurs et à tous ceux qui veulent se lancer que c’est très important d’avoir une phase de préparation, d’écrire tout sur un papier, et se dire j’ai besoin de tel somme d’argent pour commencer.

Ici en France il y a généralement un dispositif d’accompagnement aux entrepreneurs. Est-ce que vous en avez déjà bénéficié ? 

L’activité est toute récente, moi je travaille beaucoup toute seule. J’ai déjà pensé à en bénéficier, mais étant donné que je m’étais déjà préparé, et que je savais à peu près ce que je voulais faire, je n’avais pas envie d’entrer dans un circuit où on va me dire de faire une étude de marché. Donc je n’avais pas forcément un besoin immédiat de rentrer dans ce canevas-là.  Mais c’est important pour des gens qui n’ont pas des projets ficelés, structurés d’aller se faire aider. Moi-même j’ai été conseillère emploi-formation donc je sais de quoi je parle.

Refuser de prendre cette voie, est-ce pour vous une manière de garder une certaine identité et ne pas être corrompue?

Non, ce n’est pas être corrompue, c’est du féminisme. J’ai envie d’être moi, je n’ai pas envie qu’on me fonde dans une masse. Je suis très rebelle, je suis très féministe, je suis très indépendante. Mais ce n’est pas parce qu’on est rebelle et indépendante qu’on ne peut pas aussi accepter la main tendue.

Vous avez démarré avec vos propres économies voilà 3 mois déjà, et il faut dire que vous organisiez le 14 novembre dernier un show-room à L’Atelier Montmartre de Paris. Est-ce que vous ne faites pas quand même attention d’être trop chargé pour un début?

Oui, il faut dire que moi je ne me suis pas tout de suite mise en société, je suis auto-entrepreneure pour l’instant, et je travaille avec des gens que je connais, des amis avec qui j’ai fait la FAC, et on réfléchit à tout moment, on fait du brainstorming, on reste en ligne, on se demande qu’est-ce qu’on achète, qu’est-ce qu’on n’achète pas, comment on dépense ? Je passe beaucoup de temps à faire ça. Et après coté finance c’est vrai qu’il y a des paroles qui sont difficiles et on se dit il faut serrer la ceinture.

Actuellement vous êtes dans l’action il y a peu. En terme de retour c’est quoi le bilan que vous pouvez faire au regard des attentes et des tendances sur le terrain ?

Le marché n’est pas à l’image de ce que je m’attendais mais de toute façon j’appréhendais quand même le fait que ce soit un peu compliqué. Et en plus c’est très spécifique ce que je fais. Je ne fais pas forcement tout ce que tout le monde fait. Moi je fais des choses qui sont parfois bizarres, parfois incongrues, parfois inattendues, et c’est normal que de temps en temps les gens boudent ou disent qu’est-ce que c’est ça ! 

Naiba Kadia et Nsonjani Pélagie du KFé (à gauche) scrutent les talents de cette styliste engagée

Qu’avez-vous par exemple d’inattendu ou d’incompris ?

Récemment j’ai fait un « vagin wax » par exemple. Et pourquoi je l’ai fait ? Et bien c’est un acte militant qui vise à lutter contre l’excision des femmes qui est encore présent en Afrique mais aussi en France. Récemment je suis allée à Montreuil où j’ai rencontré une petite communauté de femmes qui m’ont raconté que ces pratiques existent encore. Je me suis nourrie de toutes ces rencontres et quand je suis rentrée chez moi je me suis dit je vais faire un vagin en wax pour dénoncer ces pratiques-là. Donc lorsque les gens voient le vagin ils me regardent et demandent si c’est vraiment ce qu’ils pensent. Moi de les rassurer. Après si ça peut participer à l’éveil des consciences. Il y a une chose qui est importante, moi je ne m’attends pas à vendre tout de suite. Je veux créer et si dans ce que je crée il y a des gens qui se retrouvent et qu’ils veulent acheter, bah tant mieux.

Puisqu’il s’agit de mode et vous êtes une entreprise, on suppose logiquement que vous avez une cible en vue ; pouvez-vous nous en dire davantage ?

Mon public cible c’est toutes les femmes qui ont entre 20 et 45 ans, qui sont féminines, qui sont féministes aussi. En fait le féministe ce n’est pas les femmes contre les hommes. C’est accepté moi ce que je suis en tant que femme, et en même temps j’ai un homme dans mon lit tous les soirs, ce n’est pas pour autant que je ne fais pas ce que je fais. Je me lève le matin, je travaille, je fais mes entretiens. Pour revenir à la question je préciserai  45 ans parce que dans le monde vestimentaire, il y a des vêtements pour tous les âges. Quand vous allez chez Zara ou chez H&M vous ne pouvez pas acheter n’importe quoi.  Il y a tous les âges. Par rapport au type de vêtements que moi je fais, je pense qu’une personne qui a un peu plus de 50 ans ne peut pas forcement entrer dedans. Là mon public c’est des gens de 40 ans. Au-delà on commence à me dire ça fait trop jeune

Nous constatons en général que vous casser des codes. En parcourant vos catalogues, on remarque que vos modèles sont européens. Et pourquoi ce choix ?

C’est une volonté de faire le contraste, c’est un cheminement logique aussi par rapport à la dimension « enracinement et ouverture » dont je parlais tout à l’heure. Je m’enracine en créant des vêtements dits africains avec du Wax africain. Mais après le Wax ce n’est pas typiquement africain, car d’aucun parle souvent de vêtement africain ou pagne africain ou Wax africain. Donc en gros je voulais faire ce contraste-là. J’ai eu pleins de remarques à ce sujets, des gens qui m’appellent et disent tous les mannequines sont blanches ! Après moi je pense que si je voulais limiter WAX PANTHER à l’Afrique, j’aurai pris des filles comme moi. Il est urgent de montrer que l’Afrique doit s’ouvrir au monde, et aussi c’est important de montrer que l’Afrique est en train de changer

Comment compter vous impacter encore plus ?

Déjà là il faut que je commence à vendre d’abord, que les gens me connaissent plus. Parce que jusqu’à présent j’étais dans une phase de création. La communication ce n’était pas mon problème. Je me suis vraiment focalisée dans la création. Mais actuellement je commence à avoir quelques contacts, quelques interviews, et donc j’espère qu’un jour  WAX PANTHER se fera connaitre d’avantage à travers le monde. Et WAX PANTHER ce n’est pas que les vêtements. Ce sont des accessoires de décoration et toute l’idéologie qu’il y a derrière. Donc moi je pense que les gens doivent s’approprier de l’idéologie de la marque d’abord et après acheter les vêtements, les accessoires de déco. Mais l’idéologie c’est importante.

La conception a été votre première arme de bataille. Après cela il y a l’impact, la commercialisation car le but c’est de toucher les clients. Sur cet aspect, avez-vous déjà élaborez des plans ou attendez-vous d’être accompagné ?  

J’aimerai bien être accompagné par rapport à ça. Ce sera super. Par contre j’ai déjà un plan, j’ai quelques boutiques qui ont accepté de prendre mes articles pour les exposer. Je fais des show-rooms ou je montre aux gens ce que je fais. Je suis invitée dans des forums pour parler de WAX PANTHER. Après, toute aide en plus est la bienvenue, parce que ça ne  suffit jamais, il faut tout le temps en parler, communiquer, faire la promotion.

Célestine Faye et sa touche afro originale!

A vous entendre parler vous avez déjà tout pensé, vous semblez être préparé à tous ces changements, ce qui est impressionnant. Actuellement qu’attendez-vous ?

J’attends que les gens achètent WAX PANTHER tout simplement (rires). Il faut faire beaucoup de yoga, il faut être zen dans la vie, il faut se lever le matin en étant déterminé. En se disant aujourd’hui je vais réussir, je vais le faire. Et après lorsqu’on a ces moyens-là, il ne reste plus qu’à agir. Moi je fais beaucoup de yoga, ça m’aide à me détendre (rires).

Quels sont vos rêves de manière précise dans le court terme ?

Comme j’ai dit plus haut c’est de développer WAX PANTHER. Dans 1 ans j’aimerai bien m’installer dans des bureaux, embaucher des gens pour qu’ils travaillent pour moi, parce que c’est important de faire travailler les gens, c’est important d’avoir une dignité, c’est important que les gens se lèvent le matin et gagnent un salaire, de payer ses factures, payer son loyer, manger. Là j’ai commencé il y a déjà 3 mois, et tout le monde m’appelle et dans cette période-là mieux vaut se recentrer sur soi et essayer d’avancer tranquillement. Parce que après, il y a des gens qui ont eu du succès très vite et après c’est fini. Moi ce n’est pas du tout ce qui m’intéresse, je veux que ça dure dans le long terme. Et pour que ça dure il faut avoir un mindset, une stratégie, une directive, et se dire faut pas aller n’importe où, n’importe comment. Donc pour moi sur un an l’objectif c’est d’avoir un bureau, avec des gens qui travaillent pour essayer de développer la marque un peu partout sur la France d’abord puis à l’étranger.

C’est quoi votre cible en terme de pouvoir d’achat ? Vos produits se situent à quel niveau ?

Moi je suis moyenne gamme. J’ai des accessoires de décoration qui commencent à partir de 50€. Apres c’est sûr que les vêtements c’est un peu plus cher, vu que je les fabrique dans des ateliers à Paris. Je ne fabrique rien en Afrique, en Turquie etc … Je veux avoir une visibilité sur ce qu’on produit parce que je fais un dessin. Et si je donne au Sénégal par exemple, ils vont l’adapter, le réinterpréter et peut être qu’à la fin ça ne sera pas ce que moi je voulais ou ce que j’imaginais. On en revient toujours à la notion de création, ou moi J’ai envie de créer et que ce que je crée soit fidèle à ce que j’avais imaginé. D’où l’importance de travailler en étroite relation avec des ateliers à Paris. Comme ça moi je peux me lever tous les matins et regarder ce qu’ils font. Si on a besoin de réajustement on réajuste. Ce qui fait que les vêtements coutent un peu plus chers. Car j’ai envie de vendre quelque chose qui sera véritablement apprécié des gens et qu’ils se retrouvent dans ce qu’ils achètent. En gros ce que je fais c’est de la haute couture africaine.

Célestine Faye est un talent à découvrir. Suivez son activité et découvrez plus de modèles sur sa page WAX PANTHER https://www.facebook.com/celestine.faye?epa=SEARCH_BOX

ENTRETIEN AVEC TALIA AMOUGOU, NOUVELLE PEPITE DE LA LITTERATURE

A l’occasion de la sortie de son premier roman
« Le Droit de garder le Silence », le KFé a souhaité en savoir davantage sur cette jeune auteure ayant choisi pour thème central de son roman l’inceste : un sujet tabou.

Transcript d’un entretien vérité qui nous a édifié sur l’immense talent qui habite cette jeune pousse posée, reflechie…douée.

Talia AMOUGOU

Si d’entrée de jeu on vous demandait de vous décrire en quelques mots. Comment vous présenteriez-vous ?

Je suis Talia Amougou, née au Cameroun. Arrivée en France à l’âge de 3 ans où j’ai grandi et évolué. Je suis très attachée à mes racines puisque mes parents vont régulièrement au Cameroun. Je me suis sentie plus Camerounaise à la maison, et Française quand j’allais à l’école. J’ai fait des études de droit, jusqu’au niveau licence, ensuite je suis devenue assistante juridique puis assistante de direction jusqu’à ce jour.

A 28 ans vous êtes une jeune auteure. Qu’est-ce qui vous donne l’envie d’écrire ?

L’envie d’écrire est arrivée très jeune. Quand j’étais petite j’ai eu des débuts un peu difficile avec  mes parents, et ce qui était bien c’était cette possibilité de s’évader. Quand on est jeune, l’imagination c’est quelque chose qui nous appartient. Sur le coup peu importe là où on est, dans quelle condition on est, on a notre imagination. Et moi j’avais cette envie de voir comment ça se passe ailleurs, et donc j’ai commencé à écrire grâce à ça. Une façon de s’échapper en fait.

Votre premier livre s’intitule « Le Droit de garder le silence ». Vous ressentiez le droit de vous échapper et pourquoi  l’exercez-vous par un droit de garder le silence ?

Justement je pars du fait que ce n’est pas tant le principe de s’échapper, c’est d’abord le choix de s’échapper. C’est le choix de garder le silence. En fait on s’échappe par le choix. Moi je pense que dans la vie, la possibilité d’aller c’est la possibilité d’avoir le choix, peu importe où nous mène ce choix, c’est cette possibilité de pouvoir  le faire : s’échapper en se taisant, s’échapper en parlant. D’autres font les cours, certains portent un masque. Bref on a cette possibilité de le faire et donc la volonté d’échapper à une vie – peut-être trop bruyante – par ses faits, par ce qu’on voit, réside justement dans ce silence.

Il y a une dimension philosophique assez forte qu’on perçoit dans votre discours. Vous avez fait philosophie ?

Non mais j’en ai rêvé (Rires). Dans le livre on en retrouve un peu, parce qu’en général j’aime bien refaire le monde, j’aime bien me poser des questions. J’aime bien partir sur le fait qu’il n’y a pas de vérité arrêtée.

Talia AMOUGOU (droite) à bâton rompu avec le KFé

Comment se passe le processus de parution de votre premier ouvrage ?

La volonté de me dire que j’écris un premier ouvrage et je le publie viens en 2013. Pendant 8 mois, j’ai écrit le roman. Juste avant j’ai préparé mes personnages, je les ai travaillé, je leur ai donné une vie et toutes les caractéristiques possibles. Ensuite j’ai commencé par la fin, comme ça je savais exactement là où ça devait s’arrêter. J’ai enchaîné jusqu’au début, puis je l’ai retravaillé en prenant du recul pour voir mes erreurs, et corriger aussi mon écriture qui pouvait dès fois être hermétique. Je l’ai fait corriger une première fois par une dame que j’avais engagée. Ensuite j’ai attendu car pour un premier essai il faut se donner du courage avant d’attendre le  jugement d’un éditeur  car c’est parfois intimidant. C’est véritablement en 2018 que j’ai commencé à envoyer le manuscrit à des maisons d’édition. Je les ai sélectionné en fonction de leur ligne éditoriale et je voulais justement travailler avec une maison d’édition africaine. Dans le sens où j’avais développé ce côté panafricaniste, je me suis dit c’est bête de dire qu’on veut faire les choses et on veut s’entraider si le premier réflexe c’est d’aller vers d’autres maisons. Donc quand Teham m’a dit que le manuscrit était intéressant, j’ai signé direct.

Comment avez-vous connu Teham édition ?

Je travaille avec une association dénommée Annuaire des initiatives Afro Noires Francophone(AICNF), et Teham faisait partie de notre liste de maisons d’édition.

Le KFé encourage les talents, et nous soutenons les réalisations comme le vôtre. Sans rentrer dans le fond de quoi parle « Le Droit de garder le silence », c’est quoi le pitch ?

Ce qui est drôle par rapport au pitch c’est comment j’ai toujours présenté l’histoire. Je disais aux gens que c’est le récit d’une  jeune femme qui n’étant que témoin dans une affaire d’homicide involontaire, avoue le jour du procès que c’est elle le coupable. Puis je me rendais compte qu’il manque quelque chose. Et en lisant l’introduction qu’a faite Teham édition sur le roman je me suis dit que réellement je ne parle pas de l’un des sujets pilier qu’est l’inceste. Et j’en joue énormément dans le livre car je me disais que si je parle de l’inceste, les gens me poseraient la question sur l’intérêt d’avoir lu tout le livre ! Non justement, « Le Droit de garder le silence » c’est de savoir pourquoi elle a avoué être coupable quand on sait qu’elle aurait pu s’en sortir, que si c’était juste une affaire d’inceste, elle le tue c’est beaucoup trop simple…. Ça reste quand même pour ma part un roman assez joyeux qui ne part pas non plus dans le mélodrame. Car certaines personnes qui ont pu le lire disent tout de même qu’à la fin : On se sent bien. Ça fait réfléchir et le plus beau compliment que m’avait fait mon éditeur la dessus c’est « on en rentre pas comme on en ressort ». Donc je pense que j’ai réussi à rendre le sujet abordable et moins lourd.    

Comment définissez-vous le genre employé dans le livre ? Est-ce de la fiction ou de la réalité ?

Sur l’acte lui-même c’est quelque chose que j’ai vécu. Maintenant ce n’est absolument pas mon histoire. Dieu me préserve de cette histoire douloureuse que la pauvre elle a reçu.  Dans le roman il y a deux narrateurs. Il y a l’héroïne Claryssa, et puis il y a un autre monsieur qu’on découvre très rapidement. A tous les personnages, je leur ai un peu donné de ma personne, de petits moments de vie qui m’appartiennent. Mais, toute l’histoire n’est que pure fiction. Je veux dans un premier temps préciser et insister sur le fait que ça n’est absolument pas mon histoire Et j’écris ce roman en fait pour réfléchir à la souffrance et au moment où on devait commencer à détester son « bourreau ». Je ne détestais pas mon père, je n’avais pas d’amertume, ni de rancœur envers lui. Et je ne comprenais pas pourquoi les gens disaient que c’était très grave ce qui s’est passé. Et cette notion ne m’atteignait pas. D’où mon interrogation : quelles sont les limites qui feraient que tu te mettrais à détester ? Ce qui m’a emmené à réfléchir sur un sujet comme celui-là. Ce n’était pas tant une thérapie pour moi mais je voulais m’échapper et essayer de comprendre ce que les gens ressentent quand ils disent qu’il faut détester.

Comment comptes-tu t’y prendre pour que ton histoire personnelle ne prédomine pas sur ce que tu nous livres dans le livre ?

J’ai pensé à cela. Je suis une personne assez ouverte. Depuis que je suis petite, je n’ai pas de problème à en parler, d’autant plus que c’est quelque chose qui est passée. Et les choses passées qu’importent qu’elles soient bien ou mal, il faut savoir les assumer à un moment. On ne peut pas pleurer dessus pendant 107 ans ! Il faut avancer. Surtout que ces choses passées ont fait celle que je suis aujourd’hui. En fait je n’ai pas de problème à répondre positivement dans le sens ou c’est la vérité. Maintenant ce livre c’est le premier et c’est vrai que j’ai voulu mettre beaucoup de moi dedans, et c’était aussi pour moi que je l’ai fait pour dire que ce droit de garder le silence que j’ai pu avoir dans ma propre vie, d’autres l’ont, et cette histoire prouve bien que c’est pas la mienne, elle ressemble sans doute et peut-être plus à pleins d’autres personnes qui ont vécu ça aussi. Le livre est destiné à tout le monde, c’est à tout le monde d’en parler, c’est à tout le monde d’en être conscient. Si c’est une femme il faut savoir qu’il s’agit de la fille, la mère ou la sœur de quelqu’un, si c’est un homme pareil. Bref on est tous concernés, et lire ce livre c’est en fait s’impliquer dans ce dont on ne parle pas.

En terme de formation Avez-vous suivi un stage littéraire ?

Non je n’y suis jamais allé parce que j’ai toujours été archi timide. J’ai vraiment mis du temps à m’exercer. Moi mes écritures quand j’étais petite c’était au collège, les camarades de classes me lisaient car j’avais fait un petit roman qui avait tourné dans la salle de classe. Mais c’était que de petites choses comme ça. Le fait d’aller vers quelqu’un me faisait vraiment peur.  Mon bouquin mis à part le travail de correction, je l’ai écrit seule avant d’arriver à la maison d’édition. Mais entre-temps on m’avait dit que « ton livre est bien écrit, sauf que j’aime les livres de minimum 600 pages. Du coup ton histoire c’est comme si je t’avais commandé une maison et tu ne m’as laissé que l’architecture ». Alors j’ai eu mal, mais après je me suis dit c’était un choix, je sais que j’aurai pu poussé un peu plus certains éléments car j’aborde pas mal de thèmes. Mais j’ai voulu condensé car je pense que l’histoire est assez lourde déjà. 

Actuellement pensez-vous  déjà au deuxième roman ?

L’idée est là ; maintenant c’est un gros projet que j’ai pour la suite. Ça ne sera pas du tout dans le même univers que le précédent même si ça reste ma plume. J’ai déjà commencé à travailler dessus, après j’ai beaucoup de recherches parce que j’aimerai aller dans un autre domaine qui a presque trait à la science-fiction. Ca retracera des choses qui certes ne sont pas d’aujourd’hui, mais qui reste toujours dans le questionnement.

Quels sont les auteurs qui vous influencent ?

En fait il n’y a qu’un auteur qui m’influence réellement, c’est le français Bernard Weber l’auteur du livre « Les fourmis ». Je l’aime bien parce que dans sa façon d’écrire, il écrit sur des choses assez scientifiques mais de façon vulgarisée. Dans le fond c’est sensé être super compliqué et vraiment hermétique. Mais vu que c’est mis dans une fiction, dans une histoire racontée, on arrive facilement à entrer dedans et à se poser des questions. Parce qu’au final quand on ferme ses romans, on se pose une question sur soi.

D’où vous vient le gout pour l’écriture ?

Mon père était professeur de français. En plus de cela il était théologien. Il aimait les lettres et était très cultivé. On échangeait régulièrement et on a commencé sur des thèmes comme l’église, la religion. Moi je lisais et je voyais la bible comme une  énorme histoire, un véritable roman imagé : Noé, son arche etc… On va dire que la première fois que j’ai voulu écrire, c’était une bande dessinée. Mais je me suis rendue compte que je ne savais pas du tout dessiner, donc j’ai décidé de rester avec les mots, car avec les mots on peut tout faire ressentir. On peut être méchant, on peut blesser on peut guérir, adoucir. Quand j’étais petite je n’arrivais pas à parler, je bégayais, du coup j’ai décidé de m’évader dans les mots. Ecrire me permettais de  prononcer les mots que je ne pouvais pas dire.

Talia AMOUGOU (droite) en conversation avec NAIBA Kadia

Talia AMOUGOU, personnage fascinant, talent prometteur, à lire sans modération . « Le Droit de garder le Silence » roman de 336 pages au format 13X20, est disponible à 15€ auprès des éditions Teham.

Afterwork Afritude : RDV le 29 Novembre 2019

La grande Rencontre Afritude (Afterwork) aura lieu le vendredi 29 Novembre 2019 dès 19h à Villa Maasai, 9 boulevard des Italiens, Paris.

Cet événement coincide avec les 2 ans du concept KFé. Nous le voulons spécial. Un très grand soin a été apporté à son élaboration, sa préparation et bientôt son implémentation.

diner – débats – business – attalaku

Pour cette dernière édition de l’année 2019 nous attendons un parterre de qualité pour débattre, fraterniser, réseauter, tisser des connexions heureuses.

Les afterwork afritude, ça se vit.

Prenons rendez-vous pour le vendredi 29 Novembre.

Découverte: VITIB « La Silicon Valley ivoirienne »

A l’image de la Silicon Valey de Californie, ce projet ambitieux qui regroupe déjà de nombreuses starts-up montre l’image d’une Afrique qui gagne.

Lancé par des partenaires ivoiriens et étrangers, le VITIB a pour mission l’aménagement des sites, la construction d’infrastructures immobilières, techniques et technologiques, l’exploitation et la promotion de la Zone Franche

Le but est de faire de la côte d’Ivoire un grand Hub africain pour la promotion des technologies de l’information et de la communication.

*Rétro il y a 3 ans
https://youtu.be/iK8147N3dGU

#KFé

Initiative: « AFRIMARKET »

C’est un intermédiaire fort entre les africains de la diaspora et les proches demeurant sur le continent. La structure désire ainsi révolutionner le transfert d’argent de la diaspora pour l’Afrique.

Ainsi le but est de faire le pont entre les commerçants et les commandes passées depuis l’étranger.

Elle s’est aussi lancé dans le secteur concurrentiel du e-commerce, et caresse de grandes ambitions.

#KFé

Portrait: MOUNTAGA KEÏTA

Ce guinéen est le prototype d’entrepreneur qui ne lâche rien et s’adapte dans le champ de l’innovation.

Banquier de formation il se lance avec succès dans le numérique, et créé des ordinateurs debout, à usage multiple.

L’outil rencontre l’assentiment de nombreux africains et est retenu en 2018 parmi les 50 meilleurs innovations du continent.

Voir ci-dessous le portrait vidéo de MOUNTAGA KEITA

#KFé

PORTRAIT: LANDRY MUGISHA

Originaire du Burundi, ce jeune directeur d’entreprise connaît un parcours exceptionnel. Dans un pays plongé dans les conflits à répétition, il parvient au fil des années à bâtir son projet sans l’obtention du moindre financement.

Spécialisé dans la communication sa structure AKEZA Trademark lancé en avril 2011 fourni une expertise dans le design des contenus média, la visibilité, et la gestion d’identités numériques. Landry assure également les fonctions de directeur des publications du magazine en ligne www.akeza.net

Pour lui les jeunes doivent oser avoir leurs propres rêves. Pour cela il croit fermement que l’entrepreneuriat est l’une des issues que doivent emprunter toutes les nations pour sortir de la pauvreté.

Portrait
https://youtu.be/itezn6N5YsU

#KféInfos

IKHAYA MOSSI

C’est l’histoire de Aminata Ndiaye, une jeune sénégalaise qui a décidé d’entreprendre en embrassant sa passion.

Elle réalise ses rêves en créant son entreprise avec 64 900 Fcfa en poche. Ancienne cadre dans une grande structure financière panafricaine, elle a décidé de tout laisser tomber pour fonder Ikhaya Mossi: une marque sociale de bijou 100% fait main, basée en Afrique du Sud.

Au quotidien elle travaille avec de nombreux artisans Kényans et sud-africains pour la promotion et valorisation de la culture africaine.

Sacrée belle aventure humaine.

-Autoportrait
https://youtu.be/t3Z9GZKFQMM

-Son site Web
https://www.ikhayamossy.com/

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FACILITY BUSINESS SERVICES


Turgot BANDJA TCHOUBAN

De nombreuses personnes éprouvent des difficultés dans les procédures d’obtention de visa, cartes de séjour et passeports par manque de temps ou déficit d’informations. Depuis sa base opérationnelle à Paris, Facility Business Services (FBS) se donne pour mission d’accompagner ces personnes avec diligence et professionnalisme. Créée par Turgot BANDJA (membre du Kfé), FBS se positionne comme une entreprise de facilitation. Après des années de rodage FBS a pu obtenir en février 2019 toutes les accréditations et autorisations pour mener à biens ses missions.
Dans un entretien accordé à l’équipe du Kfé, le CEO Turgot nous présente les spécificités, l’évolution, le parcours et les perspectives de FBS.

Kfé : D’où vous vient l’idée de lancer FBS ?

Turgot BANDJA TCHOUBAN : La création de cette structure date du décès de ma mère en juillet 2017. Alors qu’il fallait que je me rende au Cameroun pour les obsèques, je constate que mon passeport se périme en août de la même année. Face à ce dilemme, je me suis dépêché à l’ambassade du Cameroun en France. Grâce à un appui que j’avais de ce côté, j’ai réussi à monter mon dossier, à le récupérer auprès du Consul, et au bout de deux semaines en usant de quelques astuces, j’avais mon passeport. Je l’ai fait par la suite pour un proche qui était dans la même situation que moi. Partant du postulat que des personnes étaient dans l’urgence dans le cadre du renouvellement de leur titre de séjour pour des raisons professionnelles, académiques, ou familiales, je me suis dit pourquoi pas faire quelque chose! J’ai réalisé que je pouvais être d’une utilité publique, et que je pouvais aider beaucoup de personnes dans ce sens. C’est de là que l’idée me vient à la base de faire d’abord l’activité de manière informelle. Puis chemin faisant, j’ai eu des sollicitations des gens pour des demandes de visa. Voyant effectivement la difficulté qu’ils avaient à passer des journées entières au Consulat, je me suis dit que je pouvais jouer un rôle de facilitateur. D’où la naissance de Facility Business Services.

Kfé : Donnez-nous un aperçu des différents services que vous offrez ?

Turgot BANDJA TCHOUBAN :
*Nous avons la prestation des visas et des laissez-passer pour toutes les ambassades, en excluant bien évidemment celle des Etats-Unis et d’Angleterre où on a besoin d’être physiquement présent. Nous facilitons donc la procédure de retrait de visas pour des particuliers.
*On a également un service de passeport, pour des personnes qui parviennent à obtenir leurs récépissés, on se charge dans des délais de 2 semaines maximum de leur remettre leur passeport en main propre. Bien évidemment on ne se substitue pas à l’ambassade. Les concernés effectuent bel et bien toutes les procédures et c’est uniquement le caractère urgent qu’ils nous transmettent en justificatif, et on l’utilise pour récupérer leur dossiers au Consulat.
*On fait de l’achat pour des entreprises et des particuliers qui sont au Cameroun ou dans d’autres pays, en l’occurrence des pays africains, et on se charge d’expédier cela par avion. Ces produits se déclinent généralement dans le petit outillage, l’électroménager, la transformation primaire. D’où la véritable dimension de facilitateur que nous offrons.
Il faut noter que les personnes qui désirent obtenir nos services peuvent se déplacer à notre siège sis à La Gare du Nord, ou alors nous nous chargeons de venir jusqu’à leur domiciles via notre service de coursier pour récupérer les différents éléments dont nous avons besoin. Ça peut être prendre un visa, un passeport ou encore effectuer une prestation à la mairie ou à la sous-préfecture. Bref pour toutes prestations qui ne nécessitent pas la présence physique de l’intéressé, on se déplace ; on effectue des démarches pour la personne considérant bien sûr que les prestations ne valent pas le même coût. La différence est par exemple de 10 Euros, à savoir 20 Euros pour les services rendus depuis notre base, et 30 Euros si nous nous déplaçons.

Kfé : Donnez-nous en quelques lignes votre parcours professionnel

Turgot BANDJA TCHOUBAN : Après des études primaires et secondaires à Loum, couronnées par un Baccalauréat C obtenu au Lycée d’Akwa-Nord à Bonamoussadi, j’ai effectué des études de Commerce et Distribution (CD) à l’Université Catholique d’Afrique Centrale (UCAC) à Yaoundé où j’ai obtenu une Licence.
À l’issue de mon stage de licence, j’ai été recruté au poste de Responsable Commercial pour le Grand Nord chez International Soap Factory où 6 mois après, à la suite de bon résultats, je me voyais proposer le poste de Directeur Commercial avec comme champ d’actions, la sous-région d’Afrique Centrale. Suite au non-respect du contrat établi avec mon employeur, j’ai décidé de préparer depuis le Cameroun, le concours d’entrée aux grandes écoles de commerce de France. J’ai été admis dans quelques-unes et j’ai fait le choix d’aller à Sup de Co Reims (aujourd’hui NEOMA Business School). Pendant ce cursus, j’ai effectué un échange académique de 6 mois en Espagne et un stage professionnel chez Henkel comme Chef de Secteur dans la grande distribution.
Ingénieur Commercial suite à mon Master Grande École in Management, mon intégration professionnelle n’a pas été facile. Cumulant des CDD dans la grande distribution, je finis par obtenir un CDI chez FMC à Chartres en tant que Contrôleur de Gestion. C’est précisément ici que le patron, M. Eugène YOTA par ailleurs mon mentor, va me conforter dans ce besoin fort en moi de création d’entreprise. Je pars de son entreprise pour me mettre à mon compte, mais je suis bloqué par différentes contraintes. Je vais rétropédaler 2 autres fois afin de mieux me préparer et bien m’assurer du soutien de mon épouse, ma famille et mes amis. Une fois ce soutien assuré, j’ai discuté et présenté mon projet aux futurs interlocuteurs privilégiés avec lesquels FBS devrait collaborer. qui ont salué le projet et m’ont assuré de leur accompagnement tant qu’on gardera le sérieux et l’honnêteté qui nous caractérisent.

Kfé : Quelles sont les différentes difficultés auxquelles vous faites face au quotidien ?

Turgot BANDJA TCHOUBAN : La principale c’est de gagner la confiance de nombreux camerounais. Je m’explique : des prestataires, des entreprises ou des particuliers européens ont une facilité à me confier la gestion de leurs dossiers, contrairement à mes frères camerounais qui vont me demander tout le temps ce qui garantit que je ne fuirai pas avec leur passeport ou leur argent. D’aucuns sont méfiants du fait d’avoir été arnaqué autrefois ou d’avoir à faire à certains camerounais qui n’ont pas respecté leurs engagements. Je parviens tout de même à gagner la confiance de certains usagers aussi facilement lors des entretiens. Par ailleurs mes collaborateurs ont parfois du mal à convaincre des personnes sur notre crédibilité et notre existence. Je pense qu’avec les actions comme celles entreprises par le Kfé et d’autres actions de communication, nous parviendrons à nous faire connaitre d’avantage et certains nous confierons la gestion de leurs dossiers avec plus de tranquillité, sachant qu’effectivement nous avons l’agrément du consulat. Et à cette date, on ne fait l’objet d’aucune malversation. Donc le sérieux et la crédibilité sont vraiment nos crédos.

Kfé : En guise de perspectives comment entrevoyez-vous FSB dans les années à venir ?

Turgot BANDJA TCHOUBAN : A moyen et à long terme, je vois FBS installé dans toutes les grandes villes de France, et dans certaines grandes capitales européennes. Aussi, je souhaite développer FBS pour des réels services à la personne. Que ce soit pour les français ou pour des personnes de toutes autres nationalités, un véritable instrument facilitateur. C’est peut être très ambitieux mais j’ai la ferme conviction que c’est réalisable dans le temps.

Pour plus de détails :
www.facilitybs.com (NB : Site en cours de construction)
Mail : facility.bandja@gmail.com
Tél : 01 73 06 04 04
Mobile : 06 23 50 00 64 – 06 44 75 84 14

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